Ce qu’on nous demande
Y compris les questions désagréables. Une réponse évasive à « et si vous disparaissez ? » en dit plus long que dix pages de promesses.
Vous êtes client
Est-ce que ça me coûte quelque chose de recevoir ma monnaie ?
Non. Recevoir votre monnaie est gratuit. C’est votre argent — vous ne devriez pas payer pour le récupérer.
Et si je n’ai pas de smartphone ?
Au démarrage, l’application demande un smartphone Android. Nous savons que cela exclut une partie des gens : un accès par menu USSD, utilisable depuis n’importe quel téléphone, fait partie de la suite du projet. Ce n’est pas encore disponible, et nous préférons le dire.
Est-ce que je peux récupérer mon argent en espèces ?
Oui. Vous demandez le retrait dans l’application, et la microfinance partenaire, qui détient les fonds, vous le verse. Rien n’est débité avant le versement ; sans versement sous trois jours, la somme redevient disponible.
Mon solde peut-il expirer ?
Non. Votre solde vous appartient et ne s’évapore pas. C’est précisément la différence avec un bon papier oublié dans une poche.
On me demande mon code pour me donner de l’argent. C’est normal ?
Non, et c’est une tentative de fraude. Recevoir de l’argent ne demande jamais votre code confidentiel. Votre code ne sert qu’à faire sortir de l’argent : payer, retirer. Ne le communiquez à personne.
Est-ce que je dois donner mon téléphone au commerçant ?
Non, et c’est voulu. Le commerçant vous donne un code à six chiffres ; c’est vous qui le saisissez, sur votre propre téléphone. Le code ne vaut que pour ce montant, pendant trois minutes, et une seule fois.
Et si je perds mon téléphone ?
Signalez-le et l’appareil est révoqué immédiatement : il ne peut plus accéder à votre compte. Votre solde reste intact — il est enregistré chez le prestataire financier, pas dans votre téléphone.
Vous êtes commerçant
Pourquoi dois-je avancer l’argent ?
C’est la question la plus légitime, alors répondons-y franchement : avec un bon papier, vous gardez l’argent du client jusqu’à son retour — parfois pour toujours. Avec Kobri, vous le lui rendez tout de suite. C’est un vrai changement pour votre trésorerie.
Ce que vous y gagnez : vous cessez d’acheter votre petite monnaie, ce qui vous coûte déjà sur votre marge ; le client revient de toute façon, comme avec le bon ; et vous ne perdez plus les ventes que vous abandonnez faute de monnaie.
De quel matériel ai-je besoin ?
Un QR imprimé posé sur le comptoir suffit. Pas de terminal, pas d’abonnement, pas d’installation. Un smartphone à la caisse permet en plus de générer des codes à la demande, plus sûrs, mais il n’est pas obligatoire.
Que se passe-t-il si quelqu’un vole mon code du jour ?
Le mode « code du jour » est plafonné : vous fixez une enveloppe journalière, et rien ne peut sortir au-delà. Le code change automatiquement chaque nuit, et vous pouvez le révoquer immédiatement depuis votre espace. Le mode recommandé — un code différent par opération — supprime ce risque entièrement.
Puis-je rendre à un client des espèces contre son solde ?
Oui si vous l’activez. C’est une option, à vous de décider selon votre caisse.
Comment je suis mes recettes ?
Depuis votre espace commerçant : journal des opérations, monnaie rendue sur la période, encours, et export pour votre comptabilité.
Vous êtes une microfinance ou une banque
Kobri a-t-il un agrément ?
Non, et il n’en a pas besoin dans ce montage. Le Règlement COBAC R-2019/01 prévoit que les distributeurs et sous-distributeurs opérant sous couvert d’un prestataire de services de paiement agréé ne sont pas soumis à agrément propre. Vous êtes le prestataire agréé ; Kobri est votre distributeur ; les commerçants sont vos sous-distributeurs.
Où sont les fonds ?
Chez vous, dans votre compte de cantonnement. Kobri n’est jamais dépositaire. Le registre interne suit la part revenant à chaque utilisateur et se rapproche de votre relevé.
Faut-il que nous développions une interface technique ?
Non. Le mode de fonctionnement par défaut ne requiert aucune interface de votre part : le registre Kobri fait foi et les mouvements réels sont constatés sur votre relevé. La majorité des établissements de microfinance camerounais n’exposent pas d’interface technique — nous avons conçu le service en partant de ce constat, pas en espérant le contraire.
Qui porte le risque si un commerçant fraude ?
Le commerçant provisionne son compte à l’avance : il ne peut pas rendre plus de monnaie qu’il n’a déposé. Cette limite n’est pas une règle applicative que l’on pourrait contourner — c’est une contrainte de la base de données elle-même, qui refuse un solde négatif.
Et l’obligation de notification à la COBAC ?
Elle vous incombe : chaque sous-distributeur engagé doit être notifié dans le mois, avec le dossier prévu à l’article 6 alinéa 2 du R-2019/01. Kobri constitue ce dossier automatiquement à chaque enrôlement, décompte le délai et vous alerte avant l’échéance. Un dossier incomplet reste en attente, avec la liste de ce qui manque — nous ne transmettons pas un dossier incomplet au régulateur.
Comment savez-vous que vos comptes sont justes ?
Le registre est tenu en partie double : chaque mouvement produit deux écritures qui s’équilibrent, et la somme de tous les soldes vaut exactement zéro. Une vérification automatique le contrôle en continu. Le journal des actions sensibles est chaîné par empreinte : toute modification rétroactive rompt la chaîne et devient détectable — y compris si elle est faite directement dans la base.
Et si Kobri disparaît ?
Les fonds sont chez vous, pas chez nous : leur sort ne dépend pas de notre survie. Le registre est tenu dans une base de données PostgreSQL standard, intégralement exportable. Aucune technologie propriétaire ne retient vos données.
Votre question n’y est pas ?
Écrivez-nous, la réponse rejoindra sans doute cette page.
