Un problème que nous vivons tous les jours

Kobri n’est pas né d’un atelier d’idéation. Il est né d’un bon en papier de 410 FCFA, reçu dans un supermarché de Douala, et jamais utilisé.

Bon d’achat410FCFAà présenter lors d’unprochain passage

Le bon papier, ce contrat que personne n’a signé

Quand un commerçant camerounais ne peut pas rendre la monnaie, il écrit un bon. Ce bout de papier est une reconnaissance de dette : le magasin vous doit de l’argent. Sauf qu’il n’est ni tracé, ni provisionné, ni opposable. Il se perd, il se déchire, il se refuse.

Et pendant ce temps, la pénurie de pièces s’aggrave : les banques préfèrent retirer des billets, des machines à sous aspirent les pièces de 50 et 100 FCFA, et certains commerçants finissent par acheter leur monnaie — à perte sur leur marge.

Nous n’avons pas inventé le besoin. Il existe, il est quotidien, et tout le monde s’en accommode faute de mieux.

Quatre décisions qui nous engagent

Ne jamais détenir l’argent des gens

Nous aurions pu chercher un agrément et porter les fonds. Nous avons choisi l’inverse : opérer sous la licence d’un établissement agréé, comme distributeur. C’est plus contraignant pour nous, et plus sûr pour tout le monde.

Construire pour le réseau qu’on a

Pas pour celui qu’on voudrait. Application légère, Android ancien pris en charge, mode hors ligne plafonné, et une page web qui reste lisible même si le script ne se charge pas.

Le commerçant sans smartphone compte aussi

Un QR imprimé suffit à utiliser Kobri. Concevoir uniquement pour la boutique équipée aurait été plus simple — et aurait laissé de côté la majorité du commerce de quartier.

Dire ce qui ne marche pas encore

Le service n’est pas audité par un tiers. Il n’y a pas encore d’accès USSD. Le mode « code journalier » est un compromis. Nous l’écrivons noir sur blanc plutôt que d’attendre qu’on nous le demande.

Qui construit Kobri

Une équipe restreinte, basée au Cameroun, qui construit le produit et parle directement aux commerçants et aux établissements financiers.

  • ÉditeurAFRICA DIGITAL SOLUTIONS (AFRIDISOL)SARL au capital de 15 000 000 FCFA, immatriculée à Lomé — RCCM TG-LFW-01-2026-B 12-00606

L’état réel du projet

  1. Fait

    Cadre réglementaire établi

    Montage validé sur les textes CEMAC et COBAC : distributeur sous licence d’un prestataire agréé.

  2. Fait

    Cœur financier construit et testé

    Registre en partie double, journal inviolable, contrôles d’intégrité automatisés.

  3. En cours

    Application mobile

    Parcours client, commerçant et caisse en cours de développement.

  4. À venir

    Partenariat avec une microfinance

    Nous cherchons le premier établissement agréé pour lancer le pilote.

  5. À venir

    Pilote terrain

    Un quartier, quelques commerçants, des transactions réelles et plafonnées.

Travaillons ensemble

Microfinance, banque, commerçant ou simple curieux : nous répondons à tout le monde.